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flacon-MysimbaPourquoi tester MYSIMBA, alias CONTRAVE?

Depuis quelques décennies, et au vu de la demande croissante, un nombre impressionnant de produits commence à inonder le marché des traitements anti-surpoids et anti-obésité.
Il s’agit en fait de suppléments alimentaires et non des médicaments.
Il est vrai que la plupart de ces produits sont efficaces, à condition d’y associer une alimentation saine et une activité physique. Les produits à base de composants naturels étant généralement les mieux tolérés et les plus recherchés.

Cependant, une partie des sujets en surpoids n’arrive pas à atteindre son objectif, et finit des fois par se tourner vers des produits plus radicaux, voire « agressifs » : notamment vers des médicaments prescrits initialement contre l’obésité, qui est normalement considérée comme un état maladif.

Ces médicaments sont obligatoirement prescrits par un médecin.
Ce dernier, et après avoir réalisé une série d’examens pour déterminer le degré de surpoids ainsi que l’état de santé générale du patient, les prescrit dans le cadre d’un suivi régulier tout au long du traitement.

Jusque-là, tout va bien…

Pourtant, au fil du temps, certains médicaments contre l’obésité se sont révélés dangereux pour la santé et ont malheureusement causé plusieurs décès.
Rappelons-nous de ces cas sinistres :

  • ISOMERIDE, prescrit pendant les années 80 et qui a été à l’origine de plusieurs cas d’hypertension pulmonaire fatale ;
  • La pilule ALLI, retirée après 3 ans de commercialisation pour manque d’efficacité
    (lire notre article sur cette pilule);
  • MEDIATOR : détourné de son indication initiale pour être utilisé comme coupe faim, il a été à l’origine de centaines de décès confirmés en France.
    Le scandale qu’il a provoqué résonne encore de nos jours et pousse à réfléchir longuement sur l’innocuité de ces produits.

Notons que pour tout médicament quel qu’il soit, c’est le rapport bénéfice/risque qui conditionne l’autorisation de sa commercialisation.

Aujourd’hui, nous sommes face à un autre produit qui fait polémique, le MYSIMBA.

Toujours soucieux de mener des recherches approfondies pour vous éclairer sur tous les aspects d’un produit minceur donné, nous avons décidé d’enquêter sur ce produit.
Nous sommes sûrs qu’un lecteur bien informé est capable de résister à la tentation et à distinguer les fausses promesses qui risquent d’occulter les aspects négatifs de ce produit.

Pourquoi cet intérêt pour Mysimba ?

En février 2015, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en France a saisi le Comité Européen pour le mettre en garde contre l’usage du Mysimba.
La France a finalement pris parti et a voté contre l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché centralisé (AMM) de ce produit.

Voici l’énoncé du communiqué de l’ANSM :

« La France considère que le rapport bénéfice/risque dans l’indication retenue pour Mysimba est négatif, en raison de son efficacité limitée sur la perte de poids et des problèmes de sécurité, comme les incertitudes sur les effets indésirables d’ordre neuropsychiatriques et cardiovasculaires. »
(Source : ANSM. 3 février 2015)

Quelle est la composition de Mysimba ?

Mysimba est fabriqué par le laboratoire américain Orexigen Therapeutics.
Il est commercialisé sous le nom commercial de « CONTRAVE », aux Etats-Unis.
C’est le résultat de la combinaison de deux principes actifs, à savoir :

1. NALTREXONE :
Qui intervient dans le traitement de l’alcoolo-dépendance et de l’addiction aux drogues opiacées ;

2. BUPROPION :
Un dérivé d’amphétamine prescrit comme antidépresseur et sert à lutter contre le tabagisme.

Après plusieurs années de tractations et d’hésitations à cause de ses effets cardiaques et psychiatriques, l’agence américaine FDA a finalement approuvé son usage aux Etats-Unis.

L’intitulé de l’indication du Mysimba est le suivant :

Mysimba est indiqué comme adjuvant à un traitement diététique et une augmentation de l’activité physique dans la prise en charge du surpoids chez l’adulte avec un indice de masse corporelle supérieur à 30 ou compris entre 30 et 27, si le patient présente des facteurs de comorbidité comme le diabète de type 2, la dyslipidémie ou l’hypertension artérielle contrôlée.

Le traitement par Mysimba doit être interrompu après 16 semaines si le patient n’a pas perdu au moins 5% de son poids initial ou s’il présente des problèmes d’intolérance telle que l’augmentation de sa tension artérielle.

Il s’avère que Mysimba a une efficacité correcte dans le processus de perte de poids, et les essais cliniques dont il a fait l’objet sont plutôt satisfaisants.
Mais le souci reste la présence des effets secondaires graves qui ne justifient pas cette prise de risque.

Comment agit Mysimba ?

Les principes actifs de Mysimba agissent au niveau du cerveau et ciblent les circuits liés à la prise alimentaire et à la dépense énergétique, ils agissent notamment au niveau du système de récompense qui contrôle le plaisir de manger.
Cela veut dire que son action consiste à inhiber le sentiment de jouissance lié à la prise alimentaire, qui est très développé chez les personnes qui se ruent sur la nourriture pour compenser le moindre sentiment de frustration, elle agit en provoquant une sorte d’indifférence à la nourriture.
Résultat : l’apport calorique diminue et provoque automatiquement une perte de poids.

Mysimba est donc un véritable coupe faim qui peut aider des patients à contrôler leur poids.

Néanmoins, et toujours d’après nos recherches, la prise de ce genre de médicament s’est très souvent soldée par une reprise du poids perdu survenue après l’arrêt du traitement, un phénomène communément appelé « effet yoyo ».
Plus grave encore, la prise de ce genre de médicaments peut causer de très sérieux problèmes d’ordre cardiaque et psychiatrique.

Ces craintes sont corroborées par des articles des revues connues telles que « Prescrire » et « The British Journal », qui considèrent ce genre de médicaments loin d’être efficaces, ne représentent en réalité qu’une régression pour les patients.

Notre avis sur Mysimba/Contrave pour maigrir :

A la lumière de toutes les mises en garde émanant des instances officielles de santé notamment en France et en Irlande, nous déconseillons fortement le recours à des médicaments comme Mysimba dont les effets secondaires peuvent s’avérer très dangereux.

Pour une perte de poids saine, plusieurs méthodes sûres et sécurisées sont disponibles même en cas d’obésité morbide. Ce sont ces méthodes-là que nous encourageons pour préserver votre santé.

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